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News - Tous les billets

Nous voici en route pour les Bermudes et leur fameux triangle !!

De retour sur l'Océan atlantique le vrai, fini les lagons et les plages paradisiaques, les eaux chaudes et turquoises.

Cette fois ça y est nous sommes vraiment sur le chemin du retour, le soleil se lève presque en face de nous... c'est un signe qui ne trompe pas semble -t-il.

Nous partons seul cette fois, avec une grosse pensée pour nos amis de Calico qui ont fait naufrage il y a quelques semaines à Cuba. Les autres bateaux copains, ont des planning un peu différent et ne passerons pas aux Bermudes, ce qui ne devrait pas nous empêcher de faire une grosse java aux Açores avant que les chemins se séparent pour retrouver une vie de terriens.

Pour cette transat retour, notre ami Roch nous à rejoint aux Bahamas, bien qu'explorateur de première et marin émérite, c'est sa première nuit en mer depuis longtemps et son premier quart... on dira qu'il n'est pas encore totalement amariné... tout comme la skippette qui a un poil perdu son pied marin, mais vite retrouvé vu l'odeur de poulet basquaise qui mijote et de crêpes encore chaudes pour le petit dej. ce matin au réveil du captain :).

Coté météo, c'est mou.. en partant nous avions un peu d'air 15/18 nœuds mais nous obligeant à une route un peu trop nord. Ce vent, même s'il nous permet de reprendre le droit chemin, est tombé au cours de la nuit et c'est nos batteries qui apprécient (nos oreilles un peu moins)...

Coté trafic c'est assez calme, nous avons croisé à moins de 2 miles 3 cargos qui font la sourde oreille à nos appels VHF, ce qui n'est jamais très rassurant. Espérons qu'ils captent bien notre écho au transpondeur AIS.

Coté pêche, pareil assez calme, décidément ! Mais heureusement nous ne sommes pas bredouilles grâce à un gros poisson volant ! Et aussi grâce au petit stop sur la barrière de corail juste en partant, afin de faire une dernière petite chasse sous marine (Mérou, Snapper et Rouget barbé...mais pas de demoiselles à grande antennes, dont nos dernières ont été mangées 2 fois de suite par un requin !! grrrr! ).

Position à 12h TU le 11/05/16 : 26 34.05N  75 54.31W  Distance parcourue : 79 MN, Distance au but : 690 MN.

Publié le 13/05/2016 14:26  - aucun commentaire -  |  |     |

Article de Novembre, avec retard, car on l'avait reçu pendant la transat et la mise à jour était passée à la trappe...

Publié le 08/03/2016 17:08  - aucun commentaire -  |  |     |
Vivre son rêve  -  par Olivier

Bonjour à tous,

Merci pour la carte de vœux, cela m'a permis de découvrir votre projet, de lire tous les billets et de suivre vos actualités grâce au flux RSS du site.

On est loin du quotidien de l'école d'ingénieurs smile

Bravo d'avoir fait de votre rêve une réalité, et de vivre vos passions en famille !

Amicalement,
Olivier Nerrand

Publié le 22/01/2016 15:48  - aucun commentaire -  |  |     |
Canouan  -  par Gayel

  

08/01: départ pour Canouan après 3 j aux cays, L'île mesure seulement cinq kilomètres et demi de long et deux kilomètres de large. Le Nord de l'île est montagneux, couvert de forêts et peu urbanisé. Le Sud est constitué d'une longue péninsule délimitant la baie de Charleston et où se concentrent habitations et infrastructures, dont un aéroport et un futur port.

Coté histoire :

Christophe Colomb aurait été le premier européen à découvrir Canouan mais les indiens lui opposèrent une forte résistance grâce au relief et aux forêts de l'île. Des esclaves noirs qui réussirent à s'échapper des autres îles se réfugièrent sur Canouan et, en se mêlant aux indiens Caraïbes, furent connus sous le nom de « Caraïbes noirs ». La haine commune aux deux peuples pour les blancs leur permit de résister à toute tentative de colonisation de l'île. Au fur et à mesure que des esclaves fugitifs arrivaient, les indiens devenaient minoritaires sur leur île. Ils permirent donc aux européens de s'installer en 1719 ce qui obligea les fugitifs à se réfugier dans les forêts.

De 1748 à 1797 c'est une succession de guerres et rivalités entre L'Angleterre et la France.

En 1797, 5000 Caraïbes noirs sont déportés, après leur reddition contre les anglais, vers le Honduras Britannique où vivent encore leurs descendants et les derniers Caraïbes se sont retirés jusqu'à aujourd'hui dans la partie montagneuse au nord de l'île.

 

On essaye d'aller mouiller à l'est de l'île, sur un mouillage nommé 'the pool' assez évocateur... mais malgré les guides, nous ne voyons aucune passe possible derrière la barrière de corail... ou alors si petite qu'elle a raison de notre velléité à jouer les aventuriers. On rentre sagement, poser l'ancre à Charlestown Bay.

Il est possible d'y faire de l'eau pour 1Ec le galon (30cts les 5l). Nous y achetons de la langouste aux pêcheurs pour 60EC les 2 soit 20€ (un peu plus de 2kg).

Le plus drôle sera la location d'une voiturette de golf pour visiter l'ile... et sous la pluie! Apres avoir acquis un permis de conduire local (65EC) à la police, nous prenons cette voiture  à l'hôtel Tamarin pour 25$. Même Titouan pourra la conduire en cachette...

 

 

 Une partie de l'île est privée et l'accès est entièrement contrôlé. Le coté Nord comprend ainsi un resort luxe et un grand golf. Même les locaux ont besoin de permissions spécifiques pour y pénétrer!

  

On ira donc en partant, le 11/01 pour passer la nuit dans la partie privée, en mettant l'ancre juste en face d'un bar et d'une plage réservée (mais la mer est à tout le monde).  On y dégustera notre langouste achetée la veille, pendant que sa sœur attend dans le filet, dans l'eau à l'arrière...qui, mal amarré, finira au fond de l'eau, sans qu'on puisse la retrouver, vu que la visibilité est gâchée par le sable nouveau amené pour améliorer cette plage privée...

  

Publié le 21/01/2016 18:20  - aucun commentaire -  |  |     |
proche du but  -  par mamoutine

Bonjour à tous,

En cette 'Saint Gaël', nous allons profiter de notre dernière journée de transat.

Celle-ci s'augure bien avec encore une fois un soleil radieu. Nous glissons à 7 noeuds sous spi seul en ligne droite vers Grenade.

Nous devions arriver demain vendredi 18/12 aux premières heures du jour. Mais Calico a déchiré son spi hier soir. Du coup les rôles sont inversés et c'est à notre tour de patienter. Arrivée tout de même prévue dans lajournée de vendredi.

De notre coté notre réparation de spi tiens bien, merci le kit de réparation de Pierrick de 'Voilerie Service' !! Tout va bien à bord de Calico et Tsaëlou.

Gros bisous à tous et prochaine news en direct de La Barbade.

Position à 10h40 TU le 17/12/15 : 13°04N 56°44W Cap 269° Vitesse~7 knts. Distance parcourue 1890 miles, reste à parcourir : 170miles.

Grosses bises à tous.Les 4 ragondins des mers !

Publié le 18/12/2015 08:46  - aucun commentaire -  |  |     |
suite traversée  -  par mamoutine

Bonjour à tous, Nous terminons notre 6ième jour de mer (la plus longue durée pour nous jusqu'à présent).La fatigue commence à se faire sentir à bord et le temps se muscle un peu. Nous avons actuellement 20/25 noeuds, plein vent AR, et naviguons sous 1 ris et génois tangoné (Idem sur Calico). Nous naviguons toujours avec eux; à vue et on fait même des essais de connexion wifi entre les bateaux pour se passer la météo !!Les petits soucis s'empilent un peu sur Tsaëlou, après la perte de latorpille de l'hydrogénérateur qui nous fournissait une bon conforténergétique, c'est au tour de notre spi de nous exploser entre les doigts. Ce soir c'est la retenue de bôme en spectra qui à lâchée en abimant au passage un chandelier. Bref rien de très grave, hormis le spi qui risque de nous faire défaut dans les petits airs annoncés sur l'arrivée.J'ai donc un 'peu' de couture en perspective (têtière arrachée et bordure coté amure...) J'espère que se sera plus concluant que ma réfection de la torpille de l'hydrogénérateur. J'avais fabriqué une superbe remplaçante avec une tige filetée, l'hélice de secours du hors bord et mes plombs de chasse sous-marine. Malheureusement, la turbine ne produit pas quand elle tourne à l'envers et je ne peux pas inverser le pas de l'hélice, fallait tenter....Saskia, même si elle n'est pas du tout malade endure cette épreuve vaillamment comme toujours et serre les dents. Les loulous, eux commencent un peu à trouver le temps long aussi. Le capitaine a le moral au beau fixe. Sur Calico, fatigue un poil également mais moral todo bom !Sur Calico c'est dorénavant Dorade coryphène à tous les repas, de notre coténous avons péché hier une carangue à gros yeux, ou approchant d'après les ouvrages de biologie marine à bord. C'est très bon aussi !!Demain jeudi soir si tout va bien nous serons à mi parcours. Voici en chansons les impressions de l'équipage : Sur l'air du chant traditionnel hollandais: le port de tacoma: La transat vue par les enfants: 1. Dis papa, c'est quand qu'on arrivera oula, loula dis 'pas, c'est quand qu'on arrivera oula, oula,la Parés à virer,Les gars faudrait s'bouger On s'reposera quand on accostera Dans l'port de Babarda 2. Dis maman, ce soir on mange quoi? Oula, oula Dis maman, ce soir on mange quoi? oula, oula la Parés à cuisiner, Les gars, faudrait pêcher! On mangera quand on remont'ra Daurades et barracudas. 3. Et aujourd'hui on f'ra quoi? oula, oula Et aujourd'hui, on fr'a quoi? oula oula la Parés à jouer L'ennui il faut tuer! Films et tablettes ça attendra L'électricité du port où on va 4. Et cette odeur là c'est quoi? oula, oula Et cette odeur là c'est quoi oula loula la Parés à naviguer Les gars faudrait s'laver On s'douchera quand on arrivera Dans l'port de Barbada. La transat vue par maman, sur l'air "du bon dieu s'énervait" de Hugues Aufray Refrain: La Transatlantique, mon dieu que c'est long! (4 fois) 1. Saskia s'énervait dans son catamaran Elle n'avait pas mangé de comté depuis bien trop longtemps. Elle revait d'une douche chaude pour se laver Et de draps tout propres où se coucher. R: La transatlantique, où est l'saucisson? (4 fois) 2. Quant aux enfants, dur de n'pas s'ennuyer Le temps, on l'passe  à jouer, dessiner, Pour les tablettes, faut l'électricité Mais c'est l'pilote qui a tout consommé. R. La transatlantique, ça rend ronchon! (4fois) 3. Si l'on veut traverser mers et océans Et sentir les embruns ou ses ch'veux dans l'vent Il faut oublier tout ces inconvénients Et essayer le catamaran R; La transatlantique, mon dieu que c'est bon! (4 fois) A bientôt pour de nouvelles aventures de Tsaëlou et Calico le duo des mers dusud !!Position à 00h30 TU le 10/12/15 : 17°11,4770N 39°55,56W Cap 255° Vitesse~7knts. Distance parcourue 850 miles, reste à parcourir : 1190 miles.....arrivée entre le 16 et le 20 décembre à la Barbade.Grosses bises à tous.Les 4 ragondins des mers !

Publié le 10/12/2015 19:16  - aucun commentaire -  |  |     |
Mindelo  -  par Gayel

Arrivée à Mindelo vers 17h alors que nous étions partis vers 11h et qu'il n'y avait que quelques miles à parcourir!

Ceci dit, cela valait le coup, puisque nous pêchons un couple de coryphène (dont le mâle se décrochera juste avant le cockpit), juste après avoir croisé la route de Calico. La femelle sera partagée entre les bateaux. Nous nous mettons au mouillage et partons faire un petit tour de repérage en ville. Nous croisons François, sur Kiran, à la marina, qui a fait changer ses batteries.  La ville de Mindelo est animée et colorée. Il y règne une ambiance particulière et très chaleureuse. A aucun moment, nous n'aurons senti d'agressivité au cap vert et les gens sont vraiment agréables (sauf de rares exceptions).

On vous met les photos en vrac de cette ville, pleine de vie, d'odeurs, de bruit et de musique. Au programme des réjouissances, démonstration quasi quotidienne de capoeira (pensées pour Yves), batucada dans les rues, et Cesaria Evora dans les bars.

L'alliance française: 

Les marchés

     

On retrouve peu à peu tous les bateaux copains avec qui nous irons plusieurs fois au restaurant, notamment le 30/11, anniversaire de Carine (Siminoe, que nous avons retrouvé avec le plus grand plaisir depuis leurs aventures à Dakar) à" la bodeguita de Mindelo".

  

Carine aura bien du mal d'ailleurs  à gouter son gâteau (crêpes chocolat, banane, coco et glace, que les enfants accapareront goulûment)

    

Autre fait notoire : petite dégustation de cigales de mer, vendues par des pécheurs en barque  à Calico, qui nous a fait profité de l'occasion! Trop cooool!

  

Nombreuses ballades en ville où les possibilités d'avitaillement sont nombreuses (sauf pour la viande fraiche, et les cadeaux de Noel des enfants qui devront attendre cette année).

Check up du bateau et pleins faits. Ballade sur la plage pour que les enfants se dégourdissent les jambes.

   

Formalités effectuées... tout semble  ok pour la grande traversée. Demain le grand saut!

15 jours sans news au moins, mais on pense  à vous et merci encore  à tous ceux qui ont laissé des messages ou des news.

Pour les gourmands, on laisse  2  nouvelles recettes en direct du cap vert...

Publié le 01/12/2015 23:49  - aucun commentaire -  |  |     |
Tarrafal-Santa-luzia  -  par Gayel

Tarrafal:

Mouillage qui comme le nom de la "ville" l'indique subit de grosses rafales à 30 nœuds, voire plus, mais la tenue est bonne.  Galaad s'y trouve et nous manquons François qui est parti avec Kiran la veille. Au cap vert, toutes les iles ou presque ont leur Tarrafal. Le notre est une ville qui compte plus d'habitant que Ribeira brave, la capitale de l'ile est qui comporte une jolie plage de sable noir  devant laquelle reposent les barques colorées des pêcheurs. Une autre plage plus à l'est est également belle, bien qu'exposée aux vagues.

On y trouve beaucoup de loja pour s'avitailler mais les prix sont chers.

Nous y retrouvons galaad avec qui nous prendrons un apéro et nous irons dans un ancien restau tenu par une bretonne dont le mari cap verdien vient de décéder. N'ayant fait aucune démarche administrative ou papier particulier, elle se retrouve ici sans ressource mais avec un billig. C'est l'occasion d'aller donc manger chez elle de bonnes crêpes complètes pour 2.5€ dans un petit patio entouré de verdure, devant le portrait peint au mur de Cesaria Evora.

   

Le lendemain, petit détour en aluguer collectif pour ribeira Brava, capitale donc, située au creux d'une vallée en altitude.

 Montagneuse, l’île est tailladée de profonds canyons. Le nord, soumis aux alizés, abrite des vallées agricoles qui offrent quelques très belles randonnées et nous observons au passage la multitude de papayers, bananier et caroubiers. Le parc naturel du Monte Gordo, à 1312 mètres, protège une végétation dont bon nombres d’espèces sont endémiques.

Ce voyage en taxi collectif nous offre de magnifiques paysages et des vues à couper le souffle sur les vallées, éclairées par les rayons de soleil perçant les nuages. Bref... ouh comme c'est jooli!

L'aluguer s'arrête à tous les hameaux et montent  tantôt des femmes parées de tous leurs plus beaux atours et bijoux, allant à la messe, tantôt des paysans chargés de leur récolte sur les épaules.

   

Nous arrivons devant la seule et unique cathédrale du cap vert, où, se déroule la célébration dominicale.

Petit tour dans la ville; Un beau parc avec des bancs et des fleurs pour se détendre sous les arbres ombragés est situé au cœur de Ribeira Brava et nous y croisons Anthony un français de 33 ans.

 Arrêt dans un petit bar, où la gentillesse des cap verdiens nous rattrape encore. La patronne du bar nous offre même 2 épis de mais vert à grignoter. Une grande procession monte alors vers le haut du village et passe devant nous, car aujourd'hui est un jour spécial. Malheureusement notre niveau de cap verdien n'est pas suffisant pour connaitre les détails de cette fête.

Les arachnophobes s'abstenir : en levant la tête nous apercevons de nombreuses araignées  énormes ayant tissé leur réseau entre les maison et les arbres... nous passons dessous depuis le début, sans presque nous en apercevoir. Elles ressemblent  à des argiopes et sont malgre tout tres belles!

Arrêt repas dans un mini restaurant où nous recroisons Anthony, qui nous explique qu'il est cap vert depuis 1 mois, qu'il a dormi la veille sur les cimes des montagnes, à la belle étoile, et qu'il est kiné mais aussi équipier sur les bateaux. Il souhaiterait traverser vers les Antilles. Nous lui proposons de faire un essai à notre bord. C'est aussi l'occasion de faire une séance de kinésithérapie pour la cheville de saskia (toujours un peu douloureuse suite à l'entorse de Madère).... sur le parvis de l'église.. Drôle de situation et de salle de soins!!

Nous quittons le jour suivant Sao nicolau, pour Santa Luzia, une île presque déserte, où seuls quelques pêcheurs résident de temps en temps dans des cahutes de fortune, en bord de plage.

Traversée rapide avec un bon vent. Santa Luzia est magnifique: une grande plage de sable blanc au pied de vallées arides, bordée d'eaux turquoise offrant une très bonne visibilité sous marine. Au programme : plongée et baignade donc. Gaël nous ramènera quelques garoupas pour le repas, ainsi qu'un mulet de mer, digne d'un bar tellement sa chair est ferme et gouteuse! Bien loin de nos mulets du pertuis d'Antioche.

Nous faisons une petite rando le jour suivant vers la plage du nord, dont Eric nous avait parlé. En fait ici se trouvent accumulés les plastiques et flotteurs rejetés par l'océans, sur l'ile et s'amoncelant au gré des vagues, des marées et du vent.... pas glamour mais tres instructif pour les enfants déjà bien sensibilisés à l'écologie et au respect de l'environnement.

Pour y aller, il doit y avoir 5km à parcourir entre reg et vallées arides, puis dans un désert de dunes.

Nous y trouverons parmi les déchets plastiques, quelques boules de mouillage mais surtout une énorme vertèbre et une cote de baleine, ainsi que le crane d'un dauphin.  Le caisses en plastique de la plage nous permettrons de ramener cela au bateau mais les 5 km de retour seront plus physiques!

Au 3éme jour, des grecs arrivent au mouillage et nous offrent un gros morceau du thon de 35kg qu'ils viennent de pêcher à la traine. Nous leur offrons une grande bouteille pour les remercier et nous empressons de préparer un tartare de thon, du thon à la tahitienne, des sushis, et de saler une partie de la viande restante. Un régal!

Plus tard,  nous voyions arriver Vagua et Korrigan, puis, en fin de journée Calico Jack! Grande joie de retrouver tout le monde, d'autant que des pécheurs locaux nous proposent des langoustes.

Repas collectif sur Vagua (dont le bateau, un.......... est le plus luxueux et spacieux de tous: tartare de thon et gratin de chayottes de Tsaëlou, acras et malaguette (sauce épicée) de Calicot, punch maracuja et carottes au cumin de Korrigan, ainsi que daurade coryphène et gratin pomme de terre, patate douces de Vagua.  Une excellente soirée.

Nous échafaudons déjà un planning collectif pour le lendemain, entre plongée pour les papas, plage pour les enfants, repas de langoustes grillées au barbecue mais les autorités viennent nous déloger en fin de matinée, et demander si nous avons une autorisation pour rester ici, réserve naturelle...Adieu veaux vaches cochons... nous partons  sous 30 nœuds de vents vers Mindelo.

Remontée difficile entre les île car un courant nous fait dériver. Il doit y avoir au moins 4 ou 5 nœuds car nous avançons péniblement malgré le vent soutenu. Au bout d'un moment nous nous apercevons que nous tirons des bords sur les mêmes traces que le passage précédent... donc le moteur s'impose pour faire un meilleur cap. Au passage, après avoir croisé une magnifique goélette et Calico, nous ramenons 1 corryphène à bord (après avoir loupé son mâle de peu, qui s'est décroché). Décidemment, Anthony ne devrait pas regretter son passage à bord, niveau culinaire! Nous le déposerons à Mindelo, après réflexion, et tenterons la traversée en famille (ce qui est plus simple coté fonctionnement interne de l'équipage et de l'avitaillement du bateau). 

Publié le 30/11/2015 20:17  - aucun commentaire -  |  |     |
Carrical sur Sao Nicolau  -  par Gayel

Samedi 14/11,

Aprés une nouvelle chasse aux langoustes, qui s'avère bredouille de ses dernières, une petite sieste pour préparer la navigation vers Sao Nicaulo...

Une grossière incompréhension sur la destination nous amènera à partir vers 17h pour Carrical, petit village de pêcheurs comptant 200 âmes.... (en fait Gaël avait calculé la route pour Tarrafal 20 miles plus loin). Une navigation sportive à 8 nœuds de moyenne nous fait arriver à 3h du mat à carrical, dans l'endroit le moins bien cartographié et balisé de notre périple... heureusement la lune est... complètement absente !!! Il n'y a pas une lumière à carical car les groupes electrognènes sont éteints et le phare du bout de la jetée n'a plus de batterie... Nous serons sauvés par une capture d'ecran de Google Earth super précise et placée judicieusement dans OpenCpn, notre logiciel de navigation.

La nuit est sombre et nous distinguons à peine les montagnes à moins d'un miles. Leur présence est uniquement  confirmée par le radar. Nous longeons la cote à distance d'un mile et plongeons vers ce mur noir.  Nos phares antibrouillard de voiture bricolés seront salvateurs; nous apercevons une, puis plusieurs barques dans le fond de la baie. Ce sera notre ligne de mire en essayant de rester bien dans l'axe face à 25/30 nœuds de vent en rafale. Nous mouillons 2 fois suite à un premier dérapage. Après un tour d'horizon dans les phares, nous découvrons les écueils qui déferlent de chaque coté de Tsaëlou.... un second mouillage en plomb de sonde sera posé pour nous rassurer et limiter l'évitage vers les écueils. Bref, trés impressionnant. Une arrivée digne de bleus, ou de fous....

  

Dimanche 15/11/15 (Bon Anniversaire roro !!)

Au réveil, quel ravissement de découvrir ce petit port de  pêche, au fond d'une vallée verte de palmiers et d'acacia qui plongent vers une jolie petite plage de sable noir bordée de cocotiers.

  

Nous débarquons après une bonne grasse matinée et les traditionnels devoirs des enfants. Le village est calme, les enfants jouent dehors. Manuel, un vieux pécheur enjoué nous aborde et nous souhaite la bienvenue à Carrical, 'mui tranquil...', nous lui demandons si Eric est là. Il nous conduit directement à un des 5 bars du coin, chez Reynaldo, également directeur de l'école. Ici se trouve  Eric, à l'apéro dominical avec les pécheurs locaux.

Nous avions aperçu rapidement sur le net en cherchant brièvement des infos sur Carrical dans la nuit de notre approche qu'un français Eric y vivait depuis 15 ans et avait fait beaucoup de chose pour le village.. c'est peu dire. En effet pendant 15 ans Eric à fait la navette entre Port Venvres et Carrical pour alimenter l'association qu'il a créée pour le village. Vélos, cahiers, crayons, fusils harpons, VHF, panneaux solaires, batteries, sont parmi les denrées qu'il a ramené. Il a également récolté les fonds et géré sur place la création du quai de débarquement pour les pécheurs, obtenu une ligne de crédit de l'ambassadeur de France pour l'alimentation en eau courante dans tout le village, dernièrement ils a fait ouvrir une école maternelle et les travaux d'électrification du village sont en cours. Bref vous comprendrez qu'il est connu comme le loup blanc et parfaitement intégré au village, ce dont il nous a merveilleusement fait profité. Retrouvez toutes les infos sur l'association d'Eric sur le site www.treguern.com . Il cherche toujours des parrains pour les enfant du village, dont la participation permet le passage en étude secondaire, à Ribeira Brava. 

Nous avons découvert ce village grâce à Eric et Sandrine qui nous ont tout de suite accueilli nous invitant  à partager  un super gratin dauphinois, avec quelques pécheurs, (Tosé, Jouan, Bog, Anna, et l'aïeule de village, ainsi qu'une flopée de marmaille !!) dans leur maison qui est également siège de l'asso et maison ouverte. Plus que convivial!

Nous passons de longues heures à regarder le débarquement du poisson de leur terrasse qui surplombe le quai et la petite baie (Le thon est à moins de 2€ le kilo..).

   

Le soir, grillades au bateau avec Eric et Sandrine. Lors du retour nocturne à terre, des milliers d'orphies, sautent dans le faisceau de la lampe frontale, elles tombent même dans l'annexe. Lors de l'accostage au quai il y en a des centaines entre l'annexe et ce dernier. Nous les ramassons à la main et en 2 min le sceau est plein !!

Lundi 16/11/15

Je pars à la chasse sous-marine avec Bog, pendant que les enfants iront suivre les cours à l'école du village.

Saskia et Sandrine s'occupent du linge, de préparer les orphies ramassées à la pelle la veille. Saskia découvre le "Chinchon", un jeu de cartes local et apprend aux enfants  du village à confectionner des mobiles avec des bois flottés et des coquillages (Peut-être le futur artisanat local de Carrical !!).

  

Nouveau repas merveilleux chez Eric, Sandrine et les pécheurs, avec les poissons fléchés le matin et les orphies.

Titou et Ewenn jouent avec leurs nouveaux camarades d'école. Course sur la plage, football, et essai des superbes jouets locaux (roue de vélo tenue avec un fer à béton courbé en forme de volant, Afrique quant tu nous tiens..). 

                          

Aprés-midi randonnée à travers la vallée vers les jardins et la source du village. Superbe balade de 6km qui grimpe bien, notre cabri de titou rivalise avec les gamins locaux...  Les paysages sont superbes, bien que détruits en partie par une grosse tempête fin Août, beaucoup d'arbres sont à terre, les jardins partiellement détruits et le réseau d'irrigation également. Ils attendent quelques aides européennes pour remettre en état. Au sommet de notre balade deux majestueux Baobab trônent, les pieds dans la source.

Eric nous apprend que sur la plage de Carrical naissent des tortues carreta carreta. C'est un lieu ancestral de ponte et depuis quelques années  les autorités locales emploient Sydney, un jeune sourd muet à aider l'éclosion des œufs. Sydney surveille et protège les nids de carrical et collecte les œufs dans les nids des autres plages peu sures. Ainsi le taux d'éclosion passe de 10-15% à prés de 90%, Sydney a sorti 1200 jeunes tortues cette année. Une éclosion a eu lieu 2 jours avant notre arrivée. Nous regardons bien évidement pendant tout notre séjour, mais hélas Sydney nous confirme que les prochains nids ne pourrons éclore avant quelques jours.

Mardi, nous allons nous promener en cata avec Eric, Sandrine et Bog à Praia Azul une magnifique baie de sable blanc à 4 miles à l'Est de Carrical.

Nous longeons des falaises calcaire mélangées aux orgues basaltiques, on dirait un 'Oreo' géant. Chasse sous-marine avec Bog au milieu des requins dormeurs, (ça fait tout de même bizarre la première fois en tombant nez à nez avec une bête de 2m au détour d'un rocher lors d'une apnée!!!)... Pendant ce temps là, la troupe pêche des rougets barbets à ligne au doigt à partir du bateau. Grillades, puis plage et collecte d'oursins par Saskia et Eric pour une bonne oursinade ce soir autour d'un verre de punch local.

  

Mercredi je pars à 6h30 avec Miguel, à bord de sa barque pour aller à la pèche au thon. Miguel est le meilleur pécheur local. Pendant le trajet j'ajoute de l'eau de mer en permanence dans le tonneau pour oxygéner au mieux les vifs péchés la veille. C'est d'ailleurs superbe de les observer la terrasse d'Eric en train de pécher ces vifs à l'aide de cannes de roseaux, d'un hameçon sans appât avec juste un plomb enroulé sur ce dernier.

    

Le stockage de ces vifs est fait dans de magnifiques petits viviers en forme de barques et perforés de trous, flottant au raz de la surface.  Nous longeons la côte jusqu'a praia Azul et nous écartons en direction de "Bache Grande" un haut font de 40m au milieu de fonds de plus de 200m. La pêche au thon à la capverdienne est assez simple. Un fil costaud, un hameçon simple et des vifs bien en forme. On accroche le vif par le dos, et on lance loin dans le sillage du bateau au mouillage. On "arrose" de vifs 'volants' pour habituer le thon à venir manger ici des poissons un peu groggys par le vol plané...  Nous n'avons eu qu'une touche et malheureusement aujourd'hui les 4 bateaux sur le banc sont rentrés bredouilles.... j'espère que ce n'est pas moi qui leur ai porté malchance, car les autres jours c'était 3/4 thon de 30/50kg par bateau..., mais en tout cas une superbe journée et des souvenirs plein la tête pour un rêve réalisé.

  

Nous quittons carical jeudi 19/11 avec quelques regrets. C'est évident pour nous que nous avons enfin goutté à l'essence même de notre voyage, en partageant un peu la vie des locaux et en sortant enfin des sentiers battus. Nous avons offert 2 de nos vélos qui ont fait des heureux. Ils sont déjà entièrement démontés et repeints. Fini pour eux les attaques destructrices de l'eau de mer sur le trampoline !!

Nous espérons revoir Sandrine et Eric à notre retour en France!

Publié le 20/11/2015 19:39  - aucun commentaire -  |  |     |

Départ lundi 09/11 (bon anniversaire Pitou !! smiley ) pour Boavista!

Un départ en milieu de journée, mais un peu plus tardif que prévu, nous fait arriver de nuit à notre mouillage en face de Sal rei, après une navigation bredouille niveau poissons. Le mouillage en question se situe à 0.7 miles de la ville, et l'on doit passer entre un ilot non éclairé et un haut fond, le banc des anglais. Rien n'est signalé et seuls les feux des barques de pêches ou des bateaux déjà au mouillage nous aident. Heureusement, Michel, capitaine du bateau Galad, veille à la vhf et nous aide en nous donnant de précieuses indications.

  

Au petit jour nous apercevons Sal rei, ville de 6000 habitants, où l'exploitation du sel, expliquant son actuel nom, a cessé depuis 1979. Une plage de sable blanc, bordée de dune est sur notre droite, tandis qu'à gauche, la petite île du même nom, nous offre une belle plage à priori sauvage. En fait, nous y débarquerons plus tard pour découvrir de nombreux déchets accumulés en bordure de plage gâchant cet espace magnifique. Un désastre de voir cet ilôt ainsi mal préservé. Les reste du fort de Branganca, érigé pour résister aux attaques des pirates au XIXème s'y trouvent encore. 

  

Boavista est l'île aux dunes et a son desert. Malheureusement les prix pour se rendre d'un point à l'autre de l'ile sont prohibitifs. 70€ (sans compter l'essence et le lavage du véhicule) pour une voiture de location. 120€ pour un aluguer privé (6h), 80€ la 1/2 journée. Pas de transport public. 15e pour aller à Rabil (5km max de là où nous nous trouvons..) Seul le scooter reste abordable à 30€ la journée.. mais avec les enfants, en sans connaitre cette île relativement abrupte, nous n'avons pas envie de jouer. On se contentera donc de la visite de Sal rei. Coryphène vendue au marché aux poissons  à 3.5€ le kilo et thon à 5€; En dehors de ces ressources... rien. Très peu de fruits et légumes, tous importés, chers et de mauvaise qualité. La visibilité dans l'eau au mouillage est trop mauvaise pour que les garçons puissent nous ramener du poisson. Même les épaves, nombreuses autour de l'île, n'offrent pas de bon spot de plongée car l'eau est trop trouble à cause de la houle de ces derniers jours. Ils se vengeront plus tard...

  

Nous mangerons une délicieuse préparation de cabri dans un restau local de la ville (ce qui n'arrangera en rien l'état de notre ventre déjà brassé!).

 

  

Nous choisirons donc de partir  (laissant Calico et Kiran à sal Rei) pour un mouillage au sud , histoire de voir la splendide plage de Santa Monica (plus belle que son homonyme aux états unis); un espace sauvage et naturel, où de gros rouleaux nous empêcherons de débarquer mais tenteront Gael et Titouan pour une (courte) cession surf. En route nous "péchons" / ramassons un sabre et péchons une bonite avec le nouveau bas de ligne fabriqué par Michel de Galaad.

 

En revanche, les eaux sont plus claires et Gael remontera sa 1ere langouste.. humm trop bon...

 

 

Calico nous rejoindra le jour suivant (Vendredi 13/11), histoire de partager un excellent repas de langoustes (péchées en arrivant par Henri) et de Cracas (ramassés par Gael sur une des épaves de Sal Rei). Ils continueront leur route pour les îles du sud tandis que nous choisirons Sao Nicolau. 

Nous apprendrons plus tard les horribles évènements parisiens simultannés à cette soirée. Toutes nos condoléances aux victimes. Nous plaçons notre drapeau en berne.

Publié le 20/11/2015 17:53  - aucun commentaire -  |  |     |